La Franche-Comté, sur les plateaux du haut Doubs, a profondément nourri l’imaginaire de Louis Pergaud.

En revenant sans cesse puiser à cette source, Pergaud n’écrivait pas sur la Franche-Comté, il écrivait la Franche-Comté.

Telle est la géo-poétique qu’explore ce film en retraçant la trajectoire de la vie et de l’œuvre de Louis Pergaud.

Né à Belmont un 33 janvier 1882, instituteur comme son père, Pergaud a subi les aléas d’une profession déchirée en laïcité et catholicisme.

Las des  querelles de village, il quitta en 1907 Landesse, où il avait rencontré sa future femme, Delphine Duboz, pour venir vivre et travailler à paris, encouragé par son ami, le poète Léon Deubel.

Il a vint-cinq ans. Trois ans plus tard, en 1910, parait au Mercure de France De Goupil à Margot qui obtient le prix Goncourt. Un succès que confirmeront en 1912 La guerre des boutons et Le roman de Mirault en 1913.

Pendant sept années, Paris aura joué le rôle de révélateur. C’est parce qu’il a su s’éloigner de la Franche-Conté que paradoxalement Pergaud a pu s’en rapprocher, traduire en mots les images de sa terre natale.

Puis, en 1914, la première Guerre mondiale interrompit l’œuvre et bientôt la vie de son auteur. Dans la nuit du 7 au 8 avril, Pergaud disparut dans la boue de la Meuse, près de Verdun. Aussi, le film s’achève en forme de questionnement, celui de cette franche et turbulente enfance que retrace La guerre des boutons, comme la prémonition funeste de ce qui allait survenir.

 

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